Beethoven & Brahms

 
Concerts 28 - 31 mars 2017

PROGRAMME
L. VAN BEETHOVEN: Symphonie n° 7 en la majeur, op. 92
J. BRAHMS: Concerto pour violon e
n ré majeur, op. 77

Jan Caeyers, chef d'orchestre
Viktoria Mullova, violon


Avec la Symphonie n°7 de Beethoven, Le Concert Olympique a poursuivi son exploration de l’œuvre orchestrale de Beethoven. Cette symphonie est sans conteste la plus indisciplinée des neuf symphonies, car Beethoven y cherche plus que jamais les limites de la langue orchestrale classique. Cette recherche se traduit notamment dans la construction monumentale, les rythmes obsessionnels, les harmonies et modulations sauvages, le brillant jeu d’orchestre et l’accent orchestral extrêmement dramatique. Le plus grand défi concerne probablement la partie lente, le célèbre Allegretto, à mi-chemin entre la danse lente et la marche funèbre, où Beethoven parvient à allier une ambiance sinistre au charme de la mélodie mesurée.

Le Concerto pour violon de Brahms marque la fin de la musique romantique qui peut encore être jouée par un orchestre de Beethoven. Cette rupture se marque dans la construction classique du morceau et le traitement transparent, aux limites de la musique de chambre, de l'orchestre. La partie lente, surtout, sonne comme une élégante musique tout droit sortie d’un opéra allemand préromantique. En revanche, le solo arbore un niveau particulièrement élevé de technicité, ce qui le fait entrer dans la catégorie des morceaux les plus contraignants de l'ensemble du répertoire pour violons.

Grâce à la célèbre violoniste Viktoria Mullova, qui a joué ce concerto, accompagnée par les plus grands orchestres et chefs d’orchestre du monde, le public a bénéficié d’une opportunité unique d’écouter ce morceau du plus haut niveau teinté d’une bonne dose de témérité.